Dans les rues de Xi’an

Après ma première nuit chez Yin, je file dans la matinée dans le centre de Xi’an. Même si c’est une ville très vieille, l’organisation de la ville est assez particulière :

  • tout au milieu de la ville, on trouve les Drums & Bell Tower qui servaient à donner l’heure auparavant. C’est vraiment le centre de la ville, je pense que la moitié des lignes de bus passe par ici à un moment ou un autre. On trouve tout autour pas mal de marchés, de boutiques, et le fameux quartier musulman qu’on a visité avec Louis la veille ;
  • tout autour de ce “centre-ville” se trouve un grand mur d’enceinte, qui doit faire une bonne vingtaine de mètres de large je dirais. C’est un lieu bien entretenu, un peu la fierté de la ville, on peut s’y promener dessus moyennant le billet d’entrée. Il encadre qu’une petite partie de la ville, juste de quoi pouvoir en faire le tout à pieds en, allez, 5/6 heures. Tout petit quoi. (À priori, compter 2 heures en vélo.)
  • les rues quadrillent complètemet la ville, un peu à la manière des villes américaines (j’imagine). Du coup, sur un plan, ça donne l’impression d’avoir une ville très récente, alors que c’est loin d’être le cas.

Mise à jour du 21 juillet 2011 : ajout d’une vidéo des filles qui dansent dans le parc de Xi’an.

La ville a un grand réseau de bus, tout en Chinois évidemment, mais j’ai réussi à récupérer une carte avec la liste des arrêts de bus et tout, ce que j’aurais bien aimé avoir à Beijing, mais j’avais pas trouvé là bas (carte gratuite dispo à l’office du tourisme dans le centre). Je profite d’être dans le centre pour aller prendre un petit déjeuner chinois… au Starbucks du coin. C’est surtout l’occasion d’envoyer quelques mails pour planifier la suite du voyage en profitant de la connexion de la boutique : Yin n’a pas Internet chez lui (trop cher pour lui) mais pirate de temps en temps une connexion Wifi d’un autre appartement, qui n’a pas sa connexion tout le temps en marche. Du coup, c’est pas super fiable…

Big Wild Goose Pagoda

Je réussi à prendre un bus ensuite pour aller voir la “Giant Wild Goose Pagoda”, un grand temple dans le sud de la ville. Il est entouré par un quartier assez récent avec pleins de bâtiments de styles “nouveau-vieux” vendant des trucs et des bidules, et une grande fontaine à l’entrée qui apparemment fait du bruit et de la lumière en début de soirée (mais j’ai pas vu).
Je voulais ensuite aller voir le Shaanxi Provincial Museaum pas trop loin de là (à pied, juste 15 minutes) mais en arrivant devant le musée vers 14h30/15h, il devait y avoir à peu près deux millions de personne qui faisait la queue pour rentrer, et un tarif de 50 RMB pour rentrer. Bon… Je pars prendre un bus (avec ma super carte de la ville) pour aller à un autre musée plus intéressant de toutes façons, le Beiling Museum (aussi appelé “Forest of Steles”), qui contient apparemment pas mal de vieilles tablettes caligraphiées. J’arrive à me faire plus ou moins comprendre dans le bus. (C’est un des bus où il faut aller voir le “co-pilote” au milieu du bus, lui dire jusqu’où on va, et il sous sort un tarif en fonction de la distance (au moins).) Mais en arrivant devant le musée, l’entrée est à 85 RMB et il semblerait que tout soit en Chinois. Bon, c’est décidé, je suis radin aujourd’hui.

Répétition de danse dans le parc

Je repars le long du mur de la ville (parce qu’avec tout ça, j’ai réussi à re-rentrer à l’intérieur du mur d’enceintes) et il y a un espèce de parc entre le mur et les douves (ils étaient sympa à l’époque pour accueillir les assaillants). Du coup, je pars par là, et d’un parc assez anodin, c’est en fait un endroit où j’ai pu observer les gens dans la nature, faisant du sport (plus ou moins violent, plus ou moins bizarre…), jouant aux échecs, faisant du roller sur une espèce de piste discothèque extérieur, s’entraînant à la danse. J’ai eu droit à mon lot de fans et de mamans me prenant en photo avec leur bébé. Finalement, j’ai passé 2h30 juste dans ce bout de parc pas très large (bon, il longe quand même une bonne partie du mur), et c’était vachement bien.

Mercredi 20 avril

Debout aux aurores, je pars avec Yin et on va m’acheter un téléphone portable dans la rue en bas de chez lui. Après moult palabres, le vendeur appelle quelqu’un qui part en scooter. Pendant ce temps, j’en profite pour taxer la connexion Internet du vendeur pour répondre à deux-trois mails. Quinze minutes plus tard, le gars en scooter revient avec la boîte du téléphone à ces pieds et me voilà avec un superbe téléphone chinois flambant neuf et une carte SIM chinoise; avec à peu près pas mal d’unités dessus. Heureusement, les SMS sont gratuits (si j’ai bien compris ?).

Je pars pour la gare où je dois trouver le bus pour aller voir la fameuse Armée de Terre Cuite. Il faut faire attention à la gare, car de nombreux “tour operators” déguisent leur bus en bus de la ville et embarquent les touristes dans des endroits pas possible avant d’arriver au musée. Pour les distinguer, c’est pas compliqué : les bus de la ville sont verts. Voilà. (C’est sûr, c’est difficile à copier le vert…) Bref, je trouve le bus, 7 RMB pour aller jusqu’au musée et la pluie commence à tomber, et je suis en short et en t-shirt. Au bout d’une heure, on arrive au musée, tout le monde descend, c’est pas super pratique pour trouver l’entrée, mais je m’en sors. Une fois sur le site, je rentre dans la première fosse (trempé, bien sûr) … et c’est super impressionnant. C’est immense, c’est un travail de furieux, et c’est encore loin d’être fini. Les photos parleront peut-être d’elles-même.

Terracotta's Army, fosse 1

Au détour d’une statue, je croise par hasard les Australiens de Beijing qui vont dans le sens inverse, on fait un bout de chemin ensemble et je file vers les autres fosses. C’est tout aussi impressionnant. Le musée en soit est pas génial, il n’y a pas grand chose au-delà des fosses (peut-être qu’un guide aurait été lé bienvenue ?), mais bon, l’ensemble est juste super impressionnant au final.

Je rentre assez vite (on en fait le tour en 2 heures en prenant le temps, sans guide, en tout cas) et je rentre à Xi’an. J’ai faim, je suis fatigué, et c’est la course pour savoir où je vais le lendemain, où je vais dormir, est-ce que je peux avoir un billet de train, etc. J’arrive à m’en sortir, mais c’était un peu à la limite du craquage se soir. Je rentre vers 20h30 chez lui (quand même !) avec deux grosses bouteilles de bières, et la soirée est passée vite…

Jeudi 21 avril

Le lendemain, je pars assez tôt pour prendre le train (45 minutes de trajet de chez Yin à la gare, et mon train pars à 9h15) … et j’ai bien fais de prendre de la marge, car je m’aperçois au moment où on arrive sur le périphérique Est de la ville que je suis pas du tout dans le bon bus. Je redescends, je reprends le bus dans l’autre sens et je débarque un peu plus loin (j’ai aucune idée d’où je suis dans la ville) et je saute dans le premier taxi qui passe. Au final, j’arrive à la gare à 9h05 (les portes du quai ferment 5 minutes avant le départ…), tout les panneaux sont en chinois, mais je montre mon billet et on me donne la direction, et ouf, je saute dans le train.

Direction Luoyang.



Vidéo

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