Derniers jours en Corée

Le working camp s’est terminé le 3 août et tout le monde est reparti dans la matinée. Le compte à rebours avant mon départ de Corée commençait à être bien entamé, j’ai suivi le mouvement en début d’après-midi. Et me voilà donc reparti vers Seoul, sous des trombes d’eau (il faut que je travaille mon ouverture de parapluie :/ ). Arrivé dans la capitale, le bus traverse un grand pont au dessus de la rivière Han, j’ai été trop lent pour sortir mon appareil (pas sûr que ça aurait donné grand chose) : à ma gauche, décor de bout du monde où on ne distingue même pas les berges de la rivière, cachées dans le brouillard (il est 16h quand même) ; à ma droite, décor de fin du monde, avec un ciel gris noir, le haut des buildings qui se perdent dans les nuage, la pluie qui s’écrase contre la vitre, et le fleuve en dessus qui essaie d’évacuer tant bien que mal toute cette eau… Re-bienvenue à Seoul !

Seoul

Dongdaemoon

Le lendemain, j’ai rendez-vous avec Ji Hoon, le gars que j’avais rencontré à Jangheung et qui fait le tour de la Corée à pied. Il est pendant quelques jours chez ses parents qui habitent dans le coin, pour dire au revoir à son frère qui part faire son service militaire ; il fait juste l’aller-retour entre chez lui et la dernière halte de son voyage avant de le terminer (plus qu’une quarantaine de jours de marche). Après avoir visité l’ÉNORME centre commercial Nagwon dédié aux instruments de musique, on partira m’acheter une paire de sandales à 5000 WON (elles valaient leur prix…), visiter deux-trois trucs dans les environs. Je l’ai plumé à un espèce de jeu de tir à la carabine (alors qu’il était snipper pendant son service militaire !) mais il a gagné la partie de billard après 🙁 On terminera la soirée au restaurant à manger des tentacules de calamars frits dans du kimchi (ou un truc du genre) et à boire des smoothies gratos au café de sa cousine…

Busan

Au large de Nurimaru

Il est déjà temps de repartir de Seoul, cette fois je vais à Busan, au Sud-Est de la Corée, deuxième plus grosse ville du pays. Pour traverser tout le pays, le bus coûte entre 22000 WON et 34000 WON (suivant le degré de luxe du bus) et prend environ 4h30… Là bas, je dois retrouver Su qui doit m’héberger dans sa famille, des gens décidément très accueillant : j’avais déjà rencontré sa mère à Jeju, qui nous avait emmené pendant un après-midi faire un tour sur la côte Est de l’île. Cette fois, elle viendra nous chercher au bus, m’offrira le repas, son lit (elle changera de chambre quand même), et nous emmènera en voiture les jours après. Samedi matin, on pars avec Su pour prendre le bus et aller faire un tour dans Busan : c’est une grosse ville côtière, avec ports, plages et son lot de touristes (la moitié de la Corée doit venir passer ses week-ends sur les fameuses plages de Busan). On ira du coté de Nurimaru, un quartier proche de la plus grosse plage de Busan, Haeundae (noire de monde et rouge de parasols, mais personne de l’eau, parce qu’il y avait “des vagues”) et du site de la conférence de l’APEC 2005 (le regroupement économique des pays de l’Asie et du Pacifique).

Taejongdae

On terminera la journée par une visite à Taejongdae, un espèce de grand parc au bord de la côte, avec un grand circuit qui suit le rivage au dessus des falaises, et une super vue surplombant l’entrée de Busan. Très joli, malheureusement écourté à cause d’une histoire d’ampoule au pied 🙁

J’aurais du partir samedi soir pour prendre le bateau, mais j’avais de la marge, et Kamelia Line aussi, et il n’y a pas eu de problèmes pour décaler d’un jour. Dimanche matin, je quitte la famille de Su (sa mère m’emmènera quand même au port…) et j’ai l’après-midi devant moi. Au terminal, je rencontre Chris, un prof d’anglais américain (comme c’est original !) à Gojae, une île au Sud de Busan qui part pendant 2 semaines marcher aux alentours d’Osaka au Japon. On part manger ensemble mais son bateau et en début d’après-midi… Finalement, j’avais bien besoin de tout ce temps qu’il restait pour préparer mon arrivé au Japon : j’ai encore re-échangé mon billet contre un billet aller-retour (ce qui s’avèrera une bonne idée…) et planifié mes premiers jours au Japon. Des retraités volontaires sont au terminal du port pour aider les étrangers qui arrivent ou qui partent et je discute pas mal de temps avec eux de la France, de la Corée, du vin et du kimchi…

Départ de Busan

Il est finalement 19h, il est l’heure de prendre le bateau : dans la file d’attente à l’émigration, je rencontre Riley, un américain qui étudie le Japonais et qui revient d’un week-end en Corée. Pas de problèmes pour quitter la Corée, Anyang-aseyo et me voilà dans ce bon gros bateau, à 5 dans une cabine de 10 (ça fait deux fois que j’échappe aux “cabines” de 50 personnes…). Il y a des bains publics dans le bateau (à la Coréenne ou à la Japonaise ? Dur de savoir…), du coup je sentirais bon pour la nuit \o/ Dans le bateau, je retrouve aussi Riley qui a rencontré un groupe de 3 japonais dans sa cabine, qui ont l’air forts sympathiques mais qui ont aussi l’air d’avoir fait la fête pendant 3 jours en Corée, du coup ils traînent pas trop pour aller se coucher. Le bateau met du temps à partir mais nous voilà finalement sur les rails vers 22h45 … et ça balance pas mal. Une heure avant de partir du terminal, j’avais rencontré une Japonaise qui venait d’arriver qui m’avait dit qu’il y avait un typhon dans les parages et que son bateau avait failli ne pas partir. Je ne sais pas si notre bateau était agité à cause de ça ou pas, mais bon, il y avait biiiennnn plus de vagues que entre la Chine et la Corée (mais ça berce pour dormir).

Le lendemain matin, le speaker du bateau nous réveil à 6h30 avec une bordée de Japonais et de Coréen, et j’en déduis qu’on est bien arrivé à destination, confirmé par la présence du gros panneau “Welcome to Fukuoka-Hakata” dehors, juste devant le bateau). À 7h30, on commence à descendre et à faire la queue à l’immigration. Petit instant de stress, car je sais pas trop ce qu’ils vont me demander ni ce qu’ils veulent vraiment voir comme papier. Finalement, ça c’est bien passé : pas besoin de visa (les Français ont une autorisation de visite temporaire de 90 jours à l’arrivée), le fait d’avoir mon billet de sortie du Japon et une adresse Japonaise à leur donner (une auberge où j’avais réservé deux nuits) et que je leur dise que je connaissais des Japonais dans le pays (pas tout à fait vrai, ni tout à fait faux) a grandement aidé je pense. La douane a tenu à voir le contenu de mon sac, mais après leur avoir certifié que je n’avais ni fusil d’assaut ni paquet de cocaïne et après avoir vérifié uniquement le premier quart de mon sac à dos (merci de ne pas m’avoir fait vider tout !), je peux enfin sortir du terminal.

Taxis à la gare de Fukuoka

Comme on dit dans ce cas là : et hop, au Japon.


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