WWOOFing dans la préfecture de Nagano

Sawando

Après avoir passé bien plus de temps que prévu à Tokyo, je pars dans la campagne profonde de la préfecture de Nagano, dans un petit village appelé Sawando. Mon hôte là bas cherche des étrangers pour quelques jours pour aller parler anglais avec les enfants du coin qui viennent étudier l’anglais chez eux. Ça tombe bien, j’avais quelques jours en rabe avant de partir WWOOFer 80km au nord.

Sawando, part 1

Chez Yoshie et Testuro

Yoshie et Testuro habite dans un jolie maison en bois, ils ont un grand jardin où il cultive des fleurs qu’ils vendent et des légumes pour eux. Ils sont pas vraiment agriculteurs de profession, disons qu’ils aiment savoir d’où vient ce qu’ils mangent. Du coup, ils n’ont pas non plus beaucoup de travail à faire faire à des WWOOFers et ils cherchent des personnes que pour quelques jours pour filer un coup de main quand il y en a un peu besoin. Mon travail principal à mon arrivé été de transporter des cailloux pour refaire les allées dans le jardin de fleurs, idéal pour ce refaire les bras. 10 brouettes plus tard et un peu de tassage de tout ça, et c’était terminé. J’ai filé un coup de main aussi pour faire à manger et faire la vaisselle en fin de repas.

Une des classes de Yoshie

Le plus gros du travail en fait était surtout la partie “anglais” : comme le village est un peu reculé, les jeunes du coin ont l’air d’avoir une vision du monde assez réduite (d’après Yoshie), et tout étranger de passage est un moyen de les ouvrir un peu à ce qu’il y a autour d’eux. 3 soirs par semaine, Yoshie donne des cours particuliers : 4 lycéens dans 3 cours différents et 6 primaires ensemble. Mon job est simple : je dois me présenter et “essayer” de parler un peu avec eux, car la plupart sont très timides, et ont un niveau d’anglais pas très élevé. Je dois aussi le faire découvrir qu’il n’y a pas que l’anglais en dehors du Japon. La classe s’organise du coup de cette façon : Yoshie commence le cours toute seule avec le ou les élèves, puis j’arrive (généralement, c’est déjà un choc de me voir (indépendamment du fait que je sois super impressionnant, ils ont apparemment vraiment pas l’habitude de voir des étrangers)) et on fait les présentations rapidement. Ensuite, je leur montre un peu de Français : l’idée est de leur montrer que l’alphabet latin qu’ils apprennent quand ils apprennent l’anglais n’est pas vraiment le même de partout : les lettres sont similaires mais pas les sons par exemple. Je leur montre aussi quelques particularités de notre langue, notamment l’histoire des noms et des genres : j’avais jamais vraiment percuté, mais ça choque pas mal de monde quand on leur dit que quasiment tout les noms en français sont soient féminins, soient masculins, et que les adjectifs qui vont avec s’accordent aussi en fonction. Quand je termine avec les genres et les noms des pays, ça aide à relativiser la difficulté de l’anglais. Je leur montre aussi que certains mots s’écrivent de la même manière dans les deux langages, mais se prononcent différemment (genre “orange”). Ils essayent de dire deux ou trois mots en anglais, mais le son “r” leur pose quelques problèmes (les japonais prononcent le “r” comme un espèce de “l” un peu reculé). Tout ça dure pas très longtemps, peut-être une quinzaine de minutes, j’ai pas la prétention de faire un cours de français de toute manière. Ensuite, c’est séance photos : j’ai une trentaine de photos, la moitié sont de mon village natal en Sâvoie et le reste sont des images de France, le but étant de leur montrer un peu à quoi ressemble le pays. La région de Sawando ressemble très fortement à la Savoie, ce qui déclenche de nombreux “Sugoi” et autres exclamations du genre. Quand je leur explique qu’on fait du fromage avec le lait de brebis, ils en restent bouche bée. Puis, j’ai des photos de paysage fronçais, de Étretat à la Camargues, en passant par la Tour Eiffel (ET PAS TOKYO TOWER §§), le mont Saint Michel, le massif central et les Alpes. Pour les récalcitrants, j’ai aussi une sélection de photos de desserts, généralement ça finit de les calmer. Les réactions sont plutôt positives, autant qu’un adolescent timide ne parlant pas la langue puisse l’exprimer j’imagine, mais d’après Yoshie et ce qu’ils en discutent ensemble après mon intervention, ils ont l’air content d’avoir “discuté” avec moi et semblent plus intéresser qu’avant d’aller voir en dehors du Japon.

Pendant le typhon

Bien entendu, pendant mon séjour de 4 jours à Sawando, on s’est pris un autre typhon sur la tête. Cette fois j’étais à l’abri, donc ça me faisait pas trop de soucis, mais j’ai pas pu travailler dehors du coup, et les écoles aux alentours ont fermées pendant le passage et des élèves ont annulé le cours d’anglais. J’aurais fais beaucoup moins que prévu, mais on y peut pas grand chose… Ça m’aura donné l’occasion d’aller visiter entre 2 courses l’usine de fabrication de gelée à partir d’algues marines à côté (et de manger pleins d’échantillons de produits du coin \o/) et aussi, quelle chance, de pouvoir démonter le tabla indien de Testuro, dont la peau est cassée. Vraiment, les indiens sont fous d’avoir inventés un instrument pareil : c’était super chiant à démonter, le remontage semblait mal parti, et on s’est finalement rendu compte que de toutes façons, la nouvelle peau était trop petite. “Dommage”, j’aurais pas l’occasion de remonter le tout …

Yourte

Autre particularité, les WWOOFers dorment dans … une yourte dans le jardin, d’une dizaine de mètres de diamètre. Elle n’est pas en peau de chèvre comme on doit trouver en Mongolie j’imagine, mais c’est plutôt pas mal. C’est pas tout à fait du camping, mais ça y ressemble presque et dormir là dessus avec le typhon qui passe au dessus de la tête, c’était plutôt cool (je kiffe dormir avec le bruit de la pluie). Dans leur maison, comme apparemment dans la plupart des maisons japonaises, la salle de bain dispose d’une baignoire pas très grande mais profonde pour prendre des bains à la japonaise. Comme dans tout les onsen, japonais ou coréen d’ailleurs, on ne se lave pas dans le bain mais avec la douche à coté, et on rentre dans le bain une fois propre (et on garde la même eau pour plusieurs personnes). La plupart du temps, l’eau est chauffé par gaz ou par électricité, mais ici, la plupart du temps ils utilisent une petite chaudière à bois, qui à l’avantage (en plus de chauffer l’eau “mieux”), de chauffer continuellement l’eau. Du coup, c’est super super super chaud (faut grave diluer avec de l’eau froide, sinon c’est pas possible de rentrer dedans). Yoshie jette en plus dans le bain un sac avec pleins d’herbes dedans, menthe, tilleul et autres (on pourrait presque faire une tisane à la fin). Du coup, on sent bon et c’est sensé mieux délasser.

Départ de Sawando

Le 22 septembre, il est temps de partir : comme j’ai pas fais grand chose finalement chez eux et que je vais WWOOFer pas très très loin d’ici, je leur propose de revenir quelques jours à la fin de mon prochain séjour. Le rendez-vous pris, je me lance en stop en direction de Matsumoto, 70 kilomètres au nord de Sawando. Mais ça marche pas trop trop, et le temps commence à devenir un peu pourri, froid et ça commence pleuvoir. Un peu dépité, je retourne vers la gare de Sawando pour prendre un train, mais à un croisement, un gars dans sa voiture me voit misérable sur la bruine et me propose de m’emmener vers Ina, la ville juste après en direction de Matsumoto, cool ! (surtout que j’avais arrêté de faire du stop à ce moment là). Il me dépose près de la gare, et le prochain train est dans 1h30. En attendant, je me remets au bord de la route et recommence à faire du stop vers Okaya, la ville où je devrais changer de train. Une japonaise vient me voir alors que je cherchais le bon spot sur la carte devant la gare, et me confirme que le stop est pas trop pratiqué au Japon et que je suis bien courageux, et tout. La pluie ne sait pas trop ce qu’elle veut, mais au pire ça bruine, donc c’est pas trop gênant. Finalement, 30 minutes plus tard, un voiture fait demi tour au feu où j’étais et me dépose 40 minutes plus tard à la gare d’Okaya. Les gens, un peu âgés, parlaient aussi bien anglais que je parle japonais mais on arrive à s’en sortir. À Okaya, je suis un peu loin de l’autoroute pour aller à Matsumoto, donc je cède et je prends le train : j’aurais fais la moitié du chemin en stop quand même. Au final, 5 heures et 80 kilomètres plus tard (!) me voilà à Azumino !

Azumino

Après le passage du typhon, le temps a pris un sacré coup d’automne et ça commence à faire un peu frais : une semaine auparavant, à Tokyo, je dormais en slip avec le ventilateur qui me soufflait directement dessus et c’était un peu l’enfer pour dormir avec cette chaleur. Là en milieu d’après-midi, il fait pas très chaud en t-shirt…

Famille de Bou-san

À la gare d’Hotaichiba, j’appelle Bou-san (prononcer “Beau-sane”), mon nouvel hôte, qui vient me chercher en camionnette quinze minutes plus tard. Il parle anglais pas trop mal et à l’air plutôt cool. Il me dépose à Chikyuyado, sa guest-house où je vais passer ma quinzaine de jours, et repart rapidement pour aller chercher un client qui passe la nuit ici se soir. L’après-midi est déjà bien entamé quand je suis arrivé, donc il n’y a pas grand chose à faire. Après une bonne douche bien chaude (il faut bien ça maintenant), on part manger dans sa “vraie” maison, où vit sa femme Etsuko, sa fille Fu-chan de 10 ans, son fils Ko-chan de 6 ans et ses beaux-parents. On a le droit à un bon repas se soir, le grand-père me parle, dans un savant mélange de japonais saupoudré de quelques mots d’anglais, de Brigitte Bardot et Catherine Deneuve, et insiste un peu pour me servir un grand verre de shoju, un alcool un peu fort au “bon” coup … d’alcool. Fu-chan veut devenir pâtissière quand elle sera grande, Ko-chan cours et saute dans tout les sens, la grand-mère insiste pour que je reprennes du riz et Bou-san et sa femme rigolent bien en me voyant lutter pour comprendre ce que me raconte le grand-père. Typiquement le genre d’endroit où je voulais passer du temps depuis que j’ai mis les pieds au Japon.

Champ de riz pendant la récolte

Les journées suivantes sont assez chargées : debout entre 7h et 7h30 pour préparer le petit-déjeuner (surtout quand il y a des invités), puis aux alentours de 8h30/9h, on part travailler dans les champs. C’est le moment de s’occuper de pas mal de trucs ici : les châtaignes sont mûres, il faut couper l’égoma et le faire sécher pour récupérer les graines, et il y a tout le riz à couper, mettre en botte et suspendre pendant une quinzaine de jours. Quand il y a des invités le soir, on rentre vers 16h et il faut aider pour préparer à manger, préparer les tables et les chambres, jusque vers 19h environ, où on passe à table pour manger les délicieux plats du soir.

Bou-san & Masa-chan & koloke

Généralement, c’est une amie de Bou-san qui vient cuisiner à Chikyuyado, Masa-chan (Masako de son vrai nom). Son anglais est un peu loin, mais la cuisine m’intéresse décidément, elle aussi, et on trouve un terrain d’entente, entre quelques mots d’anglais, croisés de quelques mots de japonais, avec une traduction en français qui se glisse par là, le tout accompagné de gestes, de couteaux, de bols et de poêles. Elle me montre comment faire des tempura (beignets de légumes), je lui montre comment essorer la salade, on teste la sauce salade à la purée de poire, et manque de recracher la soupe à la courgettes diluée au lait de soja … sucré. Une fois qu’elle a fini de cuisiner et de nettoyer la cuisine, on est généralement en plein repas, mais elle vient expliquer tout ce qu’elle a fait, d’où viennent les produits, et simplement, ce que sont chaque plats. En goûtant un reste de poire qu’elle utilisait pour faire une sauce à salade à la purée de poire, je jettes un coup d’oeil de travers au four dans la cuisine, mes yeux commencent à briller et je lui propose de faire des gâteaux avec ses poires qui sont décidément pas mauvaises du tout. Ni une ni deux, ses yeux commencent à briller eux aussi et le gâteau se transforme en “dîner” français à organiser avant que je partes.

Pains & petit déjeuner

Les week-ends, Bou-san reçoit une bonne quinzaine de personnes le vendredi et samedi soir, ça fait quelques assiettes à préparer. Le premier vendredi soir, un groupe de famille avec des enfants handicapés passent la nuit ici, avec en plus un cycliste qui fait un tour dans le coin. Le lendemain, c’est un groupe de parents avec leurs enfants enfants qui pensent se reconvertir de Tokyo à la campagne et qu’ils veulent faire l’expérience de récolter le riz. Depuis l’accident de Fukushima, ils s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants et se posent de plus en plus de question sur ce qu’ils mangent et d’où ça vient et comment ça pousse. Les dimanches matins, Etsuko vient préparer le petit-déjeuner et fait de la pâte à pain rapidement avec de la levure chimique. On se retrouve ensuite tous dehors, et on enroule les boules de pain autour d’un bâton de bambou pour faire cuire son pain au dessus des feux que Bou-san à démarrer. C’est pas le meilleur pain que j’ai mangé, mais c’est la bonne occasion pour discuter de bon matin autour du feu.

Au lendemain du tsunami, Bou-san a ouvert sa guest-house pour recevoir les rescapés, évacués et émigrants des régions sinistrées. Après que la situation à Fukushima soit devenue irrémédiable, de nombreuses personnes de la région de Tokyo et des alentours ont quitté leur travail et leur maison et sont venus dans la région d’Azumino. La plupart ont des enfants et sont partis quasiment du jour au lendemain, parfois sans forcément trop savoir quoi faire une fois à destination. Certains sont restés à Chikyuyado, jusqu’à deux mois, le temps de trouver un endroit où se poser définitivement, mais la région a accueilli et accueil toujours plus de monde que ce qu’on peut penser. Il n’y a pas (encore) vraiment de données sur cette migration massive, mais d’après Bou-san, ça touche beaucoup de monde…

Fondant aux poires

Pour mon jour de repos, Bou-san m’emmènera dans le restaurant où travaille à mi-temps Masa-chan, qui est réputé pour la qualité de ses yakisoba, des nouilles, froides la plupart du temps, faite à partir de graines de soba, qui sont réputées dans le coin. L’après-midi, après avoir ruiné le porte-feuille de Bou-san au supermarché, je prends le contrôle de la cuisine pour le “dîner” français tant attendu. Au programme, je prévois salade d’Ozawana, sauce olive/citron/parmesan, un assortiment de tartes pour manger avec (poireaux/pommes de terre, carottes et thon/tomate), et en dessert (tant attendu), le fameux fondant aux poires avec une crème anglaise. 4 heures plus tard et une utilisation sous-optimale du sus-dit four, on passe à table. Vu que je devais faire à manger pour 9 personnes et qu’on savait pas trop si ça allait suffire, ils ont aussi prévu de quoi manger au cas où, avec un gros nave (un hot-pot japonais), et du riz. Ma salade passera à la trappe, les tartes partiront à la vitesse de l’éclair, le gâteau et la crème en feront pleurer plus d’une et déjà le lendemain, c’est fini (pourtant, j’avais prévu la dose de dessert). Mon bilan perso ? Ma pâte brisée était pas mal, mais il faut l’étaler super fine parce que ça a trop de goût sinon, la tarte poireaux/pommes de terre manquait de goût, la tarte à la carotte avait trop de muscade, la tarte thon/tomate était un poil trop sèche, la crème anglaise était super (ma première crème anglaise !) et le gâteau se défendait honorablement. Par contre, pour un jour de repos, c’est raté. Avec le reste de pâte brisée, je mettrais un peu de sucre dessus une fois étalé, et je ferais trois belle tartes aux poires, plutôt pas mal (mais il faut de plus gros morceaux de poires dedans, définitivement).

Undōkai

Mon dernier samedi à Chikyuyado, c’est le jour de l’undōkai, un jour d’activités sportives à l’école de Ko-chan. Les parents et leurs enfants se retrouvent dans la cour de l’école et font tout un tas de jeux et de danses pour les tout petits jusqu’aux “grands” de l’âge de Ko-chan. C’est coloré et ça court dans tout les sens, je participerais même à un jeu avec des gros ballons de volley à faire circuler au dessous de nos têtes, entre deux rangs de personnes. En tout cas, ça fait bien rigoler tout le monde (enfin, surtout moi).



Stop vers Sawando

La veille de mon départ, vu qu’il n’y avait pas de client à Chikyuyado, Bou-san et sa famille m’emmène au onsen du coin, situé au sommet d’une colline, avec une grande baie vitré. Le “Fine View” onsen porte bien son nom. De nuit, on peut profiter de la vue sur les lumières d’Azumino en bas, depuis le bain extérieur. Un régal. J’ai en plus eu la chance de me prélasser dans les bains comme une véritable japonais, avec ma serviette pliée en carré sur la tête…

12 jours plus tard, il est déjà temps de repartir. Cette fois, je sors mon plus beau carton de mon sac, écrit Ina en kangi dessus, et Bou-san me dépose à l’entrée de l’autoroute. 1 minutes 30 plus tard, un gars me prend et me déposera à Ina en 40 minutes et me filera même son sandwich pour midi. Là, j’attends un peu plus longtemps mais après 20 minutes, quelqu’un me prend pour me déposer à Sawando une dizaine de minutes plus tard. En 2 heures, j’ai fais les 80 kilomètres où j’avais passé 5 heures deux semaines auparavant.

Le retour à Sawando, part 2

Meringues & tarte à la rhubarbe

Yoshie et Testuro m’attendait avec impatience et sont content de me retrouver. Testuro s’est démonté le dos juste après mon départ et même si ça va beaucoup mieux depuis, ils ont un peu plus de travail à me faire faire que prévu au départ : j’ai encore des cailloux à transporter pour refaire les entrées de voitures, et du bois à couper pour faire chauffer l’eau du bain. Comme par hasard, la météo annonce un temps bien pourri pour les prochains jours, ça me laisse un peu le temps de préparer la classe avec les petits, qui avait sauté à cause du typhon la dernière fois. Je leur raconte aussi ma journée de cuisine à Chikyuyado, et au mot “tarte”, ça semble intéresser fortement Yoshie. Avec la rhubarbe du jardin, je ferais une bonne petite tarte à la rhubarbe qui fera ben des émules (malgré ma pâte sablée un peu foirée à mon goût). J’ai fais des meringues avec un blanc d’oeuf qui restait (mes premières meringues !) et rebelotte une tarte aux pommes le lendemain.

Repos au sommet

Pour mon jour de repos, on part dans un village à coté où Yoshie participe à un atelier de tissage. Pendant son cours, je pars marcher avec Testuro dans la montagne avec leur chienne Lila, en passant par un superbe temple bouddhiste dédié au dieu des transports (ça s’invente pas). Le temps sent l’automne et les arbres commencent à changer tout doucement de couleur. En revenant chercher Yoshie, une organisatrice me fait signe de rentrer dans la salle de tissage. On s’était mis d’accord avec Yoshie pour dire qu’on ne se connaissait pas là bas, du coup, mon statut de jeune français au milieu de toutes ses dames me donne droit à un cours gratuit de tissage, j’ai le droit de récupérer mon échantillon et elles m’offriront deux marques-pages tissés au passage (sinon, le cours coûte 1500 JPY…) Après cette dure journée, la visite à l’onsen du coin s’impose, avec bain extérieur avec vu sur la montagne éclairée par le soleil en train de se coucher. Plutôt pas mal…


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