Stop au retour

Stop !

Depuis mon arrivé au Japon, j’ai dans l’idée de retourner à Fukuoka en stop, pour prendre le bateau retour pour la Corée. Le stop au Japon a pas super réputation : apparemment, c’est très peu utilisé par les japonais et ceux-ci sont assez méfiants envers les étrangers. On peut lire à plein d’endroit que c’est pas vraiment possible, etc. Mais au fur et à mesure de mon voyage, il semblerait que ça soit pas si difficile que ça.

Départ de Komagane

Samedi 8 octobre au petit matin, Yoshie et Testuro m’emmène à l’aire de repos de Komagane, près de chez eux. Au Japon, on peut rentrer et sortir à pied comme on veut des aires d’autoroute depuis l’extérieur, du coup c’est assez facile de rentrer sur l’autoroute et de commencer à faire du stop là. Comme ce week-end est un week-end prolongé (le 10 octobre est férié, c’est la fête du sport, pour célébrer le jour des premiers jeux olympiques en Asie, à Tokyo).

La journée a été longue, mais finalement tout s’est bien passé : j’ai attendu au minimum 1 minute 30 et au maximum une trentaine de minutes, j’ai été pris par 5 voitures pour arriver à Hiroshima (Komagane > Hiroshima en une journée !), 4 le deuxième jour (dont une sans avoir à demander…), et pas mal de personnes différentes : des amis qui allaient à des mariages, des couples qui allaient au zoo, des amis qui allaient voir un match de catch, des amis qui rentraient de week-end, un gars qui allait voir des amis…

Enfin dans Kyushu !

À chaque fois, les gens sont super sympas, certains étaient même complètement excités de prendre un auto-stoppeur, le premier de leur vie (oO). Pour la plupart, j’étais aussi leur premier auto-stoppeur étranger… À chaque fois, une fois qu’on est dans la voiture, on n’est plus vraiment un auto-stoppeur, mais un peu une sorte d’invité : ils n’hésitent pas à me filer à me manger ou à me payer à boire (un café quoi) quand on s’arrête pour faire une pause. Une femme m’offrira même un sac avec mon repas pour le soir… La plupart parle un peu anglais, pour certains, c’est plus facile que d’autres, et juste une fois je suis tombé dans une voiture où l’anglais était quasiment absent.

Percussions Japonaises

Finalement, j’arrive à Fukuoka dimanche en milieu d’après-midi (après avoir galéré un peu pour retourner sur l’autoroute depuis Hiroshima), où je me fais déposer au terminal de bateau, même si je dois prendre le bateau que le lendemain. Je jette un oeil à mes mails et je vois un message sur le site de couchsurfing d’une nana qui invite à aller voir un festival de percussions japonaises. Ça commence bientôt, je lui réponds rapidement comme quoi j’y vais, qu’on pourra peut-être se retrouver, même si on pourra pas se contacter une fois sur place, car je n’ai pas de portable, mais que si elle repère un gros sac à dos rouge, ça devrait être moi. En arrivant sur le lieu dit, c’est blindé de monde, aucune chance qu’on se retrouve. La musique commence, et ma foi, j’ai bien fais de venir car c’est peut-être un des trucs les plus impressionnants que j’ai vu pendant mon voyage au Japon : c’est puissant, ça bouge, ça cri, c’est rythmé et dynamique. Vraiment, je ne regrette pas du tout d’avoir vu ça avant de partir. La nuit commence à tomber, les groupes s’enchaînent. Une fille s’arrête devant moi et me demande si je suis bien Jonathan : c’est finalement Mika, qui avait lancé l’invitation, qui a réussi à me trouver, malgré tout le monde, et que mon sac soit derrière moi, un peu caché. On fini le festival ensemble et on part manger des yakitori (brochettes) et boire de la bière et du saké dans un restaurant près de la gare, à discuter du Japon, de sa culture et du mode de vie des Japonais. Vers 22h, on part rejoindre son mari qui mange avec un ami à lui dans un autre restaurant pas très loin, où ils m’offriront du saké, encore, et quelques sushis. Après une super soirée, quelques verres de trop dans mon estomac, j’irais encore dormir dans un café manga, toute la ville est overbookée à cause du week-end prolongé.


Au large de Fukuoka

C’est pas trop grave, la nuit passe vite malgré le fauteuil inconfortable, et au petit matin je pars vers le terminal des ferries pour la Corée. Après avoir changé et récupéré mon billet, je vois qu’il me manque 200 Yen pour payer la taxe du terminal… Heureusement, il me reste un peu d’argent Coréen que je change pour récupérer 300 Yen.

Un peu triste de quitter le Japon, mais je suis pas mécontent de mes derniers jours… Je sens que je vais avoir besoin de dormir dans les prochains jours…

Plage de Haeundae à Busan


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2 Responses to Stop au retour

  1. Annie says:

    Après la journée d’hier d’une” belle” brutalité, tes pages sont un vrai bonheur!
    Elles sont toujours attendues avec beaucoup d’impatience! Bises++

  2. Pierre Gabin says:

    S’ils ne s’arrêtent c’est parce que tu leur fais peur !

    Tu as l’air de bien t’occuper et d’après les autres photos, tu découvres des endroits magnifiques.

    On attend des nouvelles de toi mon Kévin !

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