Pandas, snacks et pain français

Porte vers Wenshu temple

Chengdu, un après-midi de 1er décembre. La sortie de la gare donne sur une immense place, occupée en ce moment par l’armée et des tentes de recrutement. Les gens sont entassés sur leurs bagages, parmi leurs bagages, sur le “peu” d’espace qu’il reste, en l’occurrence juste devant la porte de sortie. Après 17h de train relativement calme, l’arrivée décoiffe un peu. La population semble différente, ou mon imagination se fait des idées ? Plus foncées, les traits un peu différent, même certains habits ethniques jurent dans le lot. Au moins, la température est plus agréable ici, et j’ai vite chaud avec ma veste. Le ciel est gris, mais c’est tout à fait normal dans le coin. Me voilà dans le Sichuan.

English version

Chengdu

Je n’avais pas prévu de rester très longtemps dans le coin, mais il y a un français qui habite dans une petite ville de campagne pas très loin d’ici, mais il est assez occupé pendant quelques jours encore. J’ai mon visa à faire renouveler aussi d’ici une dizaine de jours, c’est pas forcément très compliqué, mais il y a simple et simple, et quitte à choisir simple, autant choisir simple (ça c’est dit).

C’est aussi presque l’un des premiers moments que je passe en Chine, seul, depuis mon arrivé. À Qingdao dès le premier jour, j’étais livré au monde chinois, mais ça n’avait duré qu’une journée et demi en gros, et j’avais pu m’en sortir. Puis je suis resté avec Marv & Lulu, puis avec Hatti, et me revoilà confronter à choisir à manger un peu au hasard dans les restaurants. C’est le bon moment pour ressortir mes flash-cards que j’avais acheté au Japon et m’entraîner à lire des caractères chinois. Après plusieurs dizaine de minutes à scruter le menu d’un restaurant, je me lance et commande l’air tout à fait sûr de soi un plats avec “boeuf” et “riz” dedans, j’ai pas très très envie de manger des nouilles là tout de suite. Après avoir confirmé que j’avais compris que c’était épicé (difficile de faire sans ici), me voilà au bout de quelques minutes avec un énorme bol … de nouilles au riz -_- Bon, au moins il y a des morceaux de boeufs dedans…

Plus tard, je retrouve aussi ma partenaire de choc de Luoyang, Eva, un peu étonnée de me savoir encore dans le coin (elle croyait que j’étais déjà rentré en France). Après son boulot, on part faire un tour dans le centre pour me montrer sa ville. Quelques dumplings, une virée à Jinli (un vrai-faux vieux quartier dans le centre) et une énorme tasse de chocolat au Starbucks du coin qui pour l’occasion à changer la décoration intérieur pour s’accommoder avec le style “ancien” des alentours (c’était surtout l’occasion de se vautrer dans les canapés pour se souffler un peu), et une loooonnnggguee marche dans la ville pour retourner à mon auberge. C’est déjà pas mal pour un premier jour.

Le lendemain, réveille aux aurores (partenaire de choc…) pour aller voir les pandas de Chengdu. Ça a beau être l’attraction du coin, va n’y est jamais allé. Vu que j’ai pas encore déjeuner, on part pour un des nombreux temples de la ville, qui propose à l’intérieur un restaurant végétarien très réputé. Je ne suis pas sûr qu’on soit arrivé à l’endroit prévu au final, le restaurant en question semblait être fermé pour travaux. En tout cas, sur cette petite place dans l’enceinte du temple, bondée, on s’est fait régaler pour 5 Yuan par personne.

Bébés pandas

On arrive au parc des pandas en début d’aprem, heure supposée pas très intéressante pour les observer, car ils dorment pour la plupart. Le premier qu’on croise et qui bouge est un peu un choc. Décidément, un panda

c’est

très

lent.

À coté, un peu plus loin, on trouve des pandas roux (oui, le fameux panda roux), les premiers avaient l’air un peu dans le cirage encore, mais dans un des parcs à coté, ils avaient l’air de bien s’amuser à se courir après. On ne sait pas trop si on est dans un zoo ou dans un parc de protection (c’est un peu des deux), mais c’est pas mal fait quand même : il n’y a qu’un petit muret entre les visiteurs et les pandas, et un grand fossé derrière le muret. Du coup, on est tous à même hauteur, sans rien devant la vue pour les regarder, et ça donne un sentiment de proximité assez intéressant. Un peu plus loin, on trouve le parc pour les bébés pandas, tellement mignon il faut dire, mais qui en écrase drôlement à cette heure de la journée, à part un dont on sait pas trop si il joue ou si il essaie de se relever…

Finalement, on arrive aux plus gros pandas à l’heure du déjeuner : ils ont beau être gros, l’air un peu pataud et bouger trèèèsss lentement, ils ont un comportement très humain quand il mange, très agile de leur main, très sélectif sur ce qu’ils avalent.

Bracelets à Jinsha Museum

Les jours d’après, en l’absence d’Eva, j’ai pratique mon activité favorite : me perdre dans la ville. Voilà ce qui arrive à vouloir traverser une ville chinoise à pied (c’est décidément une mauvaise idée, mais je recommencerais). Sans forcément faire des découvertes phénoménales, c’est une bonne occasion pour découvrir la ville et des endroits pas très fréquentés par les touristes (on se trouve des excuses comme on peut). Le temps est devenu froid cette fois, les belles montagnes du Sichuan profond semblent loin et glacées, et j’ai un peu l’estomac en vrac depuis mon arrivé en Chine.

J’en profite pour aller voir un des musées de la ville : la Chine est un pays un peu bizarre des fois. À 5 kilomètres du centre ville, on creuse un peu pour construire des nouveaux immeubles, et paf, on tombe sur des vestiges archéologique d’une valeur inestimable. Du coup, pour montrer un peu tout ça au public, paf, on construit un musée au dessus des vestiges (comme à Xi’an et ses soldats en terre cuite). Cette fois, c’est le musée Jinsha qui est à la fête.

Snacks!

La veille de mon départ, je retrouve une dernière Eva qui m’emmène dans son quartier, près d’une université, pour dévorer ces snacks dont Chengdu est si célèbre (si il y a bien une chose à faire dans cette ville, c’est passé sa soirée à manger des brochettes et du toffu grillé autour du feu, parmi toutes les autres bonne chose qu’on y trouve…)

Xingyi, la campagne

\o/

Le 6 décembre, je pars donc en direction de Xingyi, petite ville dans la campagne à 1h30 de Chengdu, où je dois retrouver Christophe et sa femme Agnes que j’ai découvert via le site couchsurfing. Christophe est boulanger de formation (parmi un tas d’autres trucs), ils travaillent tout les deux pour une association qui essaie de développer l’agriculture biologique dans le coin. Depuis plusieurs semaines, ils ouvrent un café associatif tout les week-ends dans lequel Christophe (avec l’aide d’artisan du coin) a construit un four à pain pour faire du pain … français !

Non seulement d’être des gens très sympathiques, j’ai pu apprendre plein de choses sur la fabrication du pain par quelqu’un qui est vraiment passionné par son métier. On a aussi du finir le pain qu’ils n’avaient pas vendu du week-end d’avant (tu parles d’une corvée), après 8 mois de voyage, c’était un retour au goût de la maison très agréables. On s’est aussi lancé dans des expérimentations culinaires, à rêver de desserts et de plats français.

Ouais, perdu au beau milieu de la Chine. Ça m’apprendra à faire des choux à la crème tiens.


English version

Gateway to Wenshu temple

Chengdu, an afternoon of December 1st. The exit of the station faces a huge place, now occupied by the military recruitment and tents. People are crammed into their luggage, among their luggage on the “little” space remaining there, just outside of the train station door. After 17 hours of relatively quiet train, the arrival is a little mind-blowing. The population seems to be different, or is it my imagination? Darker, lines of faces a little different, even some ethnic clothes clash in the lot. At least the temperature is pleasant here, and it’s soon too warm with my jacket. The sky is gray, but it is quite common here. Here I am in Sichuan.

Chengdu

I had not planned to stay long in this city, but there is a French guy living in a small country town not far from here, but he told me he was pretty busy for a few more days. I also have to renew my visa in the upcoming days, although is not necessarily very complicated, but there is “simple” and “simple”, and left to choose simple, I better choose simple (right?).

It is also almost one of the first moment I spend in China alone since I arrived. In Qingdao on the first day, I was already struggling with the Chinese world, but it only lasted a day and a half roughly, and I managed to live then. Then, I stayed with Marv & Lulu, then with Hatti, and now, I’m finally back having to choose what to eat randomly in restaurants. This is a good time to use my flash-cards that I bought in Japan and train to read some Chinese characters. After several minutes spent glazing the menu of a restaurant, I come in and order quite sure if me a dishes with “beef” and “rice” in it, I’m not very eager to eat noodles there right away. After confirming that I understood that it was spicy (difficult to do without here), I’m soon in front of a huge bowl of … rice noodles -_- Well, at least there are some pieces of beef inside…

Later I also met again my partner of shock from Luoyang, Eva, a little surprised to know that I was still there (she thought I was already back in France). After his job, we start a walk in downtown to show me his city. Some dumplings, a trip to Jinli (a true-false old town center) and a huge cup of chocolate at the local Starbucks, which has for the occasion changed the interior design to accommodate the “old” style of the area (it was mostly an opportunity to take a break in the sofas to relax a little), and a loooonnnggg walk in the city back to my hostel. Not too bad for a first day.

The next day, wake up at dawn (partner of shock …) to see the pandas in Chengdu. It may well be the attraction of the area, she never been there before. I didn’t have breakfast yet, so we went for one of the many temples of the city, which also features a renowned vegetarian restaurant inside. I’m not sure we arrived in expected place in the end, the restaurant in question appeared to be closed for works. Anyway, in this small place in the temple, crowded, we had an awesome meal for just 5 Yuan per person.

Panda cubs

We arrive at the pandas park at the beginning of the afternoon, at a time which was supposedly not very interesting to watch them as they are mostly sleeping. The first we met while he was moving was a bit of a shock. Certainly, a panda

is

very

slow.

Beside, a little further, there are red pandas (yes, the famous red panda), the first ones were still a bit sleepy, but in the next park, they seemed to be having quite a lot of fun chasing each other. It is unclear if we are in a zoo or protection park (it’s a bit of both), but it is still not bad: there is just a small wall between visitors and pandas, and a large gap behind the wall. So, we’re all at the same height, with nothing in front of us to watch, and it gives a greater feeling of closeness. A little further, there is the park for pandas cubs, really cute I have to say, but who sleep quite well at this hour of the day, except one, unclear whether he plays or if he tries to stand up…

Finally, we arrive at the largest panda at lunch time: they may be big, look a bit clumsy and move veeeerryy slowly, they also behave much humans when eating, very agile with their hands, highly selective about what they swallow.

Bracelets in Jinsha Museum

The day after, in the absence of Eva, I practice my favorite activity: getting lost in the city. This is what happens when you want to cross a Chinese city by foot (it’s definitely a bad idea, but I will do it again). You don’t necessarily make big discoveries, but it is a good opportunity to explore the city and places not frequently visited by tourists (I try my best to find excuses). The weather is now much colder, the beautiful mountains of Sichuan seem far away and deeply frozen, and my stomach is a bit sick since I arrived in China.

I take this opportunity to visit a museum of the city: China is a country a little weird sometimes. 5km from downtown, we dig a little to build new buildings, and bam, you find some archaeological remains of inestimable value. To show this to the public, bam, we construct a museum above the remains (as in Xi’an and its Terracotta Warriors). This time, this is the Jinsha Museum turn.

Snacks!

The day before I left, I met Eva on last time and she took me in his neighborhood, near a university, to eat these snacks which Chengdu is so famous for (if there is one thing to do in this city is spent the evening eating snacks, grilled toffu around the fire, among all the other good thing you can find here…)

Xingyi, the countryside

o/

On December 6th, I went in the direction of Xingyi, a small town in the countryside, about 1:30 from Chengdu, where I met Christophe and his wife Agnes that I discovered through the couchsurfing website. Christophe is baker (among a bunch of other stuff), they both work for an organization that tries to develop organic farming in the area. Since several weeks, they opened a small associative coffee shop every weekend in which Christophe (with the help of the local artisans) built a bakery to make … French bread!

Not only there were very friendly people, I learned a lot about making bread by someone who is truly passionate about his profession. We also had to finish the bread they couldn’t sold the weekend before (what a pain…); after 8 months of traveling, it was very nice to find again the taste of my home. We also embarked on culinary experimentation, dreaming of desserts and French dishes… Yeah, lost in the middle of China. That’s what happens when you make cream puffs…


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One Response to Pandas, snacks et pain français

  1. Marv says:

    Welcome back buddy although your blog it’s too short…..; )

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