1 mois à Yingjiang : “Director of Teaching” ! (2/3)

La Noël !

En plus de son “job” de volontaire pour l’association charitative de Yingjiang, Yang, chez qui je restais, a également monté une école d’anglais privée dans la ville, appelée “Hello English”, comme ça se fait un peu partout en Chine. Vu la taille de la ville, c’est peut-être bien l’une des seules (la seule ?) école de ce genre ici. Un étranger dans la ville, parlant anglais qui plus est, c’est une bonne occasion pour l’inviter dans le coin…

Premier cours à Hello English

Pommes de Noël

Ça a commencé, c’était un peu le bazar, il faut le dire. Mon premier vendredi à Yingjiang, Yang m’explique rapidement qu’on va aller au cours d’anglais du soir ensemble et que ça sera une bonne occasion pour que je parles aux jeunes. Pas de problèmes, me dis-je, c’est tout à fait le genre de trucs où je suis absolument à l’aise. On arrive à 19h pour le cours de 19h30, et j’ai rien préparé, à part mon écharpe, solidement enroulée autour de mon cou (il fait quand même pas très chaud le soir). On est le 23 décembre, et c’est bientôt Noël. Les jeunes commencent arriver, en me regardant avec de grands yeux ronds quand ils entrent dans la salle de classe, suivi de grands sourires en pouffant dans le coin. La tradition ici veut que les élèves transforment des pommes en cadeaux, entourées d’un joli papier en plastique coloré avec un beau noeud pour refermer. Ça se vend comme des petits pains dans la rue, difficile de ne pas se faire accoster pour ramener quelques pommes (10 Yuan le cadeau). Par contre, cette fois c’est les élèves qui se ramènent avec leurs pommes et les offres en criant à Yang, puis surtout à moi en fait. Au bout de la quinzième pomme, ça rentre définitivement plus dans mon sac, et on fera pot commun avec Yang pour se les partager ensuite. Quelques minutes après nous arrive Nancy, la deuxième prof d’anglais qui s’occupe de la classe des plus petits, qui récupèrera son lot de pommes également.

“L’école” est divisée en deux classes, Yang s’occupant des plus grands (9-12 ans), Nancy des plus petits (7-8 ans). En attendant l’heure fatidique arrivée, les plus grands élèves viennent me voir en essayant de communiquer un peu avec moi, de moins en moins timide, mais l’anglais a du mal à sortir, et mon chinois ne s’est pas vraiment amélioré depuis … depuis le début en fait. En Chine, la tradition veut aussi que les gens choisissent un prénom occidental (souvent d’origine anglaise/américaine), surtout lors des classes d’anglais, même quand les uniques profs sont d’origines chinoises. Les difficultés commencent déjà ici pour eux : pas facile de se rappeler de leur nouveau prénom, difficile d’écrire correctement des lettres latines, et encore plus de se souvenir de comment écrire leur prénom ! Heureusement, il est souvent recopié en première page de leur livre de cours, et il y a toujours un copain ou une copine pour rappeler comment on s’appelle.

Second niveau de Hello English

Il est l’heure finalement de commencer le “cours”. Un peu pris au dépourvu, je commence assez doucement en me présentant, en essayant de parler fort, lentement, distinctement, sans utiliser des phrases trop compliquées, pour voir si ça passe. J’ai l’impression que ça passe moyen. En écrivant mon nom en lettres reliées au tableau, je vois les sourcils se lever, même si je me suis bien appliqué pour une fois. En lettres majuscules, ça passe un peu mieux, mais visiblement ça soulève encore quelques sourcils. Quand je leur dis qu’ils peuvent m’appeler 小龙 (Xiao Long), là, ça passe tout de suite mieux (je note pour la prochaine fois, que ça serait bien que je sache écrire mon nom en chinois). Après, c’est la traditionnelle séance de présentation, où je passe devant chacun pour qu’il se présente à moi, avec leur nom, leur age, et tout. Un(e) ou deux sont très à l’aise, pour d’autres c’est déjà assez compliqué. L’exercice est un peu laborieux et pas très intéressant : les présentations se suivent et se ressemblent, la plupart des élèves sont assez passifs, à part pour rigoler un bon coup quand y’en a un qui sort “Je m’appelle Yingjiang et je viens de Mike” (ou un truc du genre). Et en fait, le temps passe super vite, et entre le début en retard, ma présentation (super rapide), les quelques moments d’explications et les présentations de chacun avec l’écriture de leurs noms et âges au tableau, mes 45 minutes allouées sont presque épuisées. Il me reste juste un peu de temps pour leur faire travailler leurs chiffres et compter les filles, les garçons, le plus âgé, le plus jeune et tout ça. Les réponses fusent et les bras se tendent en flèches en l’air dès que quelqu’un à la réponse.

Dessins et anglais

Après quelques minutes de pause, je change de classe et je vais avec Nancy et ses petits. Après qu’elle m’ait dit “OK, c’est à toi de faire le cours maitenant”, je lui jette un regard désespéré en lui disant qu’il va falloir qu’elle m’aide avec ceux là par contre, étant donné que c’était déjà difficile avec les plus grands… Du coup, elle fera l’intermédiaire en chinois pour leur expliquer ce qui se passe ; après une rapide présentation de chacun, j’essaie de faire un truc un peu plus interactif que le groupe d’avant. Étant donné que c’est bientôt Noël et que je suis loin de chez moi cette année, je leur propose de dessiner sur le tout petit tableau à craie un paysage de Noël pour que je me sente moins loin de chez moi. J’introduis par la même occasion quelques mots de vocabulaire (5 à tout casser) et chacun veut se lancer pour dessiner des “Christmas trees”, “Snow”, “Stars”, “Presents” et autre “Santa Claus”. À chaque fois, je leur fais un petit modèle à coté du mot en question : la plupart font quand même mieux que moi, certains se lancent dans de vrais oeuvres d’art. Le résultat est pas mal, et ils retiendront peut-être un mot ou deux au passage. En tout cas, ils avaient l’air plutôt content d’avoir dessiné…

Le lendemain matin, c’est rebelotte avec les mêmes classes. J’ai pas vraiment plus d’idées, mais apparemment, c’était très bien ce que j’avais fais (dixit Yang et Nancy), et j’intervertis plus ou moins les exercices. Avant ça, j’essaie d’expliquer aux plus grands d’où je viens : je penses que pas mal de français se planteraient si ils devaient lister les pays d’Asie du Sud-Est, ça m’étonne pas trop quand ils ne savent où se trouve la France. Armé de mon plus beau feutre à tableau blanc (en fait 3 feutres, parce que ces trucs là ne marchent jamais, c’est bien connu), je me lance dans un grand dessin de l’Europe, faute de carte adaptée. Le résultat est … intéressant. Ils arrivent quand même à situer l’Angleterre, je sais pas trop si ils ont vraiment compris le reste (ah, ça reste schématique hein). Je repense aussi à un des exercice que j’avais fais avec Yoshi à Sawando : elle m’avait demandé de présenter un peu le français, pour faire voir à ses élèves que l’anglais n’était pas la seule langue occidentale, et que malgré les similitudes, le français et l’anglais n’avait pas grand chose à voir au niveau des sons, par exemple. Effectivement, quand je leur sors le début de l’alphabet en français, ils ont l’air un peu scotché ; de même quand je leur explique que certains mots s’écrivent pareils, mais ne se prononcent pas pareil dans les deux langues (comme “table” et “orange” par exemple). Je sais pas si c’est très utile au final, mais ça ne coule pas de source pour eux en tout cas. Comme il reste pas trop de temps, on termine par un grand dessin comme j’avais fais la veille ; contrairement aux plus petits, c’est un peu plus facile cette fois.

Dessins et anglais

Puis je rechange de classe encore une fois. Mes idées étant au point mort, je viens leur faire écrire leurs noms au tableau (pas facile) et on fait un peu de calcul de filles et de garçons au passage. En redécouvrant un stock de craies de couleur, je me dis que c’est une bonne occasion de refaire des dessins, et je me lance dans un magnifique arc-en-ciel : je leur écris les couleurs au tableau, et je leur demande de venir dessiner des bandes de certaines couleurs, en espérant qu’ils comprennent la couleur que j’annonce : ça marche plutôt pas mal, et ils sont tout autant ravis.

C’était mes deux premiers cours d’anglais en Chine, et je me croyais débarrassé de la tâche. En fait, c’était que le début d’une longue histoire…

Cours particuliers avec Iris

Cours avec Iris

Le lendemain de mon arrivé à Yingjiang, après une longue journée à vagabonder dans les alentours, Yang me présente à une de ses amis, Iris. J’ai pas compris grand chose à notre premier rendez-vous, à part qu’elle était visiblement ravie de me rencontrer, et qu’on allait passer Noël ensemble. La rencontre avait lieu dans une boutique d’une des trois rues du centre de Yingjiang, une boutique de mariage en l’occurrence. Après quelques minutes à discuter avec Iris (qui ne parlait pas anglais), Yang m’annonce qu’on ira à une soirée pour le 24 décembre et que j’irais parler devant tout le monde avec quelques mots d’anglais, et quelques mots de chinois. Tout de suite, je suis bien entendu super emballé (la suite au prochain numéro). Yang m’explique aussi qu’Iris ne parle pas anglais, mais a vraiment envie d’apprendre. Malheureusement, il n’a pas le temps de s’occuper à lui enseigner donc pour l’instant, c’est un peu au point mort. Avec un grand sourire, elle me demande si je veux bien être son prof en attendant : “Bien sûr”, que je lui dis…

Presque professionel...

C’est pas la première fois qu’on m’avait demandé ça en fait. C’est par contre la première fois que je rencontre quelqu’un d’aussi motivée. Quelques jours après la fameuse soirée de Noël, on se retrouve à Hello English pour qu’elle récupère un livre de cours d’anglais qu’elle s’empresse de poser devant moi, la première leçon ouverte, prête à apprendre. Régulièrement, plusieurs fois par semaine, le soir après son travail, on se retrouve à la boutique ou à Hello English pour faire une ou deux leçons. On s’est retrouvé plusieurs fois aussi à manger ensemble tout les trois avec Yang, et même si je comprends pas grand chose au chinois, on pouvait lire une certaine détermination sur son visage, sans qu’elle nous dise ni à moi ni à Yang les raisons derrière (visiblement, c’était un peu secret). Comme beaucoup de Chinois, l’occident et l’Europe font un peu rêver, un peu comme l’orient fait rêver les occidentaux j’imagine. Certains se prennent à penser aux vertes prairies d’Angleterre, d’autres aux verts champs de riz. Bien sur, tout ça était gratuit : je suis loin d’être un prof d’anglais, je savais pertinemment que j’allais partir un jour ou l’autre, et nous inviter à aller manger quelques brochettes de poulet ou des escargots d’eau douce au piment au bord du lac de Yingjiang me convenait bien mieux. En haut du magasin, au dernier étage, se cache le studio photo de la boutique de mariées, parfaite occasion pour se déguiser, mettre un costume et prendre quelques photos, pour faire encore plus vrai…

Bonjours les étudiants…

En plus de Hello English, Yang a quelques contacts avec le milieu de l’éducation “normale”, collèges et lycées. Que se soit parce qu’il travaille un peu avec les profs de collège, ou bien par Nancy qui donne aussi des cours d’anglais dans un lycée professionnel. Évidemment, je ne suis pas passé inaperçu à leurs yeux et une des profs d’anglais d’un collège m’a demandé si je pouvais venir discuter avec les étudiants pendant leur cours d’anglais : “Mais ouais, pas de problème !” …

Un matin vers 8h, on est parti avec Yang en vélo jusqu’au collège. Quelques mantou en poche, on est accueilli à l’entrée du collège par la prof en question qui nous conduit vers une espèce de préfabriqué servant de salle de classe. Les cours de l’école sont toutes vides à cette heure-ci, tout les élèves étant en classe, et on est les seuls à marcher dehors; en approchant des préfabriqués, on ne passe pas inaperçu. Ça commence à crier dans les bâtiments, l’agitation monte, les classes à coté s’arrêtent pendant une dizaine de secondes en se demandant quelle porte je vais choisir et j’arrive à entendre quelques cris de déception (ou était-ce du désespoir) quand certains comprennent que je ne viendrais pas les voir ce matin. Par contre, c’est plutôt la fête pour ceux qui me voient entrer dans leur classe : des sourires sur tout les visages, certaines qui se mettent à pouffer entre elles, pleins de cris et de “Hello!” qui fusent, la prof très fière d’elle. Préparé comme à mon habitude, j’écris une fois de plus mon nom sur le tableau à craie, suivi cette fois de mon nom en caractères chinois (ouais, je me suis entraîné depuis). Ça fait bien son petit effet…

Au collège de Yingjiang

La classe compte une soixantaine d’élèves, pas moyen que je fasse le tour de tout le monde pour que chacun se présente, mais j’essaie de les faire parler quand même. J’avais prévu de le faire deviner mon âge, mais même si ils ont trouvé rapidement, c’était un peu agressif comme introduction. Un peu plus détaillé qu’auparavant, j’essaie de leur présenter un peu plus qui je suis et leur parlant de choses qui peuvent les intéresser. Quand je pars sur le terrain du sport, de la musique, de la cuisine et des jeux, ça en fait bouger quelques-uns. Quand ils commencent à prendre la parole, je leur demande d’abord de se présenter, et pour certains, c’est déjà pas très facile (un peu timide, et pas très sûr de leur anglais). Mais rapidement, les questions commencent à arriver, on me demande à quoi j’aime jouer (non, je ne connais pas QQ Dancer 🙁 ), qu’est-ce que j’aime le plus en Chine, quels sont mes plats favoris, si je peux parler chinois, on m’a même demandé “comment voir le monde”… Ça rigole pas mal, quand certains se plantent dans leur anglais ou quand soudainement, les connexions ne passent plus et tout le reste de la question se termine en chinois, ou bien quand je tente de dessiner des rollers au tableau pour leur expliquer. Au bout d’un moment, un des garçons de la classe me demande si je peux leur chanter une chanson : il faut savoir que la plupart des jeunes chinois adorent chanter ; mais pour son plus grand malheur, je n’ai rien qui m’a traversé la tête à ce moment là, et la cloche de l’école à sonner juste au bon moment. “C’est bien dommage”, qu’il a terminé. Tout le monde s’est précipité dehors en me remerciant pour la séance de gymnastique/danse en commun du matin, tout le monde aligné dans la cour. Avec la prof et Yang, on discute tranquillement en allant rejoindre les élèves qui dansent et une fois leur affaire terminé, il reste encore quelques minutes pour prendre des photos, donner quelques numéros et rendre jaloux(ses) les copains et copines des classes voisines…

Lycée professionel

L’heure est passée vite, et il est déjà temps de partir. Tout le monde est déjà rentré en classe à ce moment là, et on reprends nos vélos avec Yang pour aller au lycée de Nancy pour que j’aille parler avec la classe de lycéen cette fois. À peine nos vélos garés devant l’entrée du bâtiment dans la cour du lycée qu’on entend quelques cris derrière les vitres. On monte rapidement au 3ème étage pour retrouver Nancy qui nous emmène dans sa classe. Visiblement, c’est la surprise, vu la taille des bouches qui se sont ouvertes, mais on peut lire le même sentiment de joie sur leurs visages et dans leurs yeux. Ici, c’est un lycée technique, la plupart des élèves sont internes dans le lycée et viennent de villages un peu éloignés de Yingjiang. Malgré leur âge, ils sont tout aussi excités que je viennes les voir ; ils essaient de m’expliquer d’où ils viennent et ce qu’ils font ici, j’essaie de les rassurer et de les aider pour leur anglais. Mon t-shirt rouge coréen fait un peu parler de lui et je leur raconte un peu mes aventures, avec quelques mots de coréens et de japonais savamment placés. Mais l’heure passe encore plus vite que celle d’avant et la cloche sonne, les élèves bondissent de leurs chaises pour venir me voir, cahier à la main pour que je leur signe une page, ou écrive un mot. Une des filles aura même l’audace de me serrer dans ses bras, aux grands cris jaloux de toutes ses copines qui veulent leur tour aussi.

“Vacances scolaires”

Une dizaine de jours plus tard, c’est le début des vacances scolaires. Avec Yang, on a passé quelques matinées à coller des affiches à la sortie des écoles et à distribuer des flyers pour les classes de vacances de Hello English, parce que bon, un jeune chinois qui n’est pas occupé pendant les vacances, c’est un mauvais jeune chinois… Du coup, pour ces vacances scolaires, pour à peu près 2 heures et demi de cours le matin et 2 heures et demi de cours l’après-midi, les parents inscrivent leurs enfants pendant une dizaine de jours pour ne pas qu’ils restent à ne rien faire de leurs vacances.

Un peu occupé l’après-midi à essayer de gagner un peu d’argent, j’ai passé mes matinées dans les deux classes animées par Yang et Nancy. Yang m’ayant remis mon certificat de Director of Teaching de Hello English, il m’a donné carte blanche pour “enseigner” l’anglais aux plus vieux des deux groupes (des collégiens quoi ). On a commencé un des premiers cours par un MOFE, à faire coller des post-its au tableau dans des cases “Motivations”, “Peurs” et “Attentes”, pour essayer de comprendre un peu pourquoi ils venaient ici et qu’est-ce qu’ils en attendaient. Exercice périlleux en Chine, où la plupart des gens sont plutôt habitués à ne pas vraiment dire ce qu’ils pensent, même les jeunes. C’était intéressant en soi, même si on n’a pas appris grand chose au final (à part que certains sont venus parce qu’ils avaient entendu qu’il y avait un étranger dans le coin, et la plupart des autres étaient là parce que leurs parents les avaient mis là, et que quasi tous étaient intéressés pour apprendre du vocabulaire). Le matin quand ils arrivent dans la classe, ils s’assoient sur leur chaise, ouvrent leur livre d’anglais sur les pages dictionnaires et commencent à écrire des mots au pif sur leur cahier, une dizaine de fois, pour “apprendre du vocabulaire”. Leurs cahiers sont remplis de ces listes ; mais ça reste difficile de parler avec eux.

Du coup, on a essayé de faire des jeux plutôt : mon objectif était de leur faire comprendre qu’ils savaient déjà plein de vocabulaire, mais que s’ils ne l’utilisaient pas, c’était pas très utile, de les faire parler un peu pour les aider à assimiler des choses autrement que passivement ou que par écrit, et de le faire apprendre quelques trucs autrement que en les recopiant 50 fois. Un matin, j’ai écris un mot au milieu du tableau (“Young” en l’occurrence, qui se trouve être aussi le prénom anglais de Yang), et je leur ai demandé de rajouter des mots en les connectant à des mots déjà existant et en faisant une petite phrase contenant les mots connectés. Ça eu un peu de mal à démarrer, mais on a finalement fait un bel arbre au tableau avec pleins de mots connectés ensemble et ça a l’air de les avoir motivé un peu. Je sais pas le résultat au final, mais certains on apprit quelques mots je crois, dans un contexte où ils ont pu l’associer à d’autres mots, et chacun à parler un peu.

Pizzas & pains français pour Hello English

Et puis un matin, je ne sais pas comment la discussion a dévié, mais quelqu’un m’a demandé si je savais cuisiner. “Bien sûr” que je leur dis. Tout le monde m’a regardé épaté et puis on m’a rapidement demandé si je savais cuisiner des pizzas. “Bien sûr” que je leur ai dis, “mais il me faut un four, de la farine, des ingrédients, de la levure… Pas facile à faire ici !”. C’était sans compter une des filles de la classe, dont le père était … pâtissier et avait évidemment tout ce qu’il me fallait. Je me suis donc retrouvé avec un bon gros kilo de pâte à pains à faire, des tomates à cuire pour faire de la sauce tomate, fouiller les supermarchés de la ville pour trouver de quoi mettre sur les pizzas, tout ça à faire dans l’après-midi pour le lendemain matin, pour une vingtaine d’élèves affamés. Pas facile de cuisiner dans ces conditions, mais le résultat était pas trop dégeux (note pour la prochaine fois : remplacer les olives et les câpres par des petits piments au vinaigre n’est pas forcément une bonne idée. Même en Chine). J’avais fais trop de pâte, une partie a servi à faire trois boules de pain (pas mal), mais sinon c’était pas mal, même si certain ont un peu déguster… Pas mal, j’avais l’estomac un peu à l’envers ce jour là, j’ai même pas goûté a ce que j’avais fais.


This entry was posted in Voyage and tagged , , , , . Bookmark the permalink.

5 Responses to 1 mois à Yingjiang : “Director of Teaching” ! (2/3)

  1. gl says:

    Hey ben ! C’est bien cool tout ça 🙂

  2. marian says:

    I can’t believe it ! It’s my brother !
    Great…

  3. So says:

    It’s my brother too !!! And he’s gorgeous !!! (ça craint, j’ai quand même dû chercher dans le dico la bonne traduction ! grrrrr… moi aussi j’aurai besoin de cours d’anglais !)

  4. Marv says:

    Now,you’re good at teaching besides drinking….I think?

  5. Nancy says:

    He is good at teaching , my students love him very much!

Comments are closed.